Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d’une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L’Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. Un ton d’une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C’est ce qu’il fallait pour donner à cette fable la portée d’une histoire universelle : l’histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L’histoire de l’amour en somme, déplacée dans l’univers d’un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.
« Un Hamlet moderne » V.B.
Ce livre nous permet de découvrir l’exotisme des tropiques sous un nouveau jour grâce à un contraste entre la beauté du paysage des tropiques et le malheur de ses habitants. L’action principale se déroule en effet sur une île des Caraïbes. Rosa, une habitante, se prostitue pour subvenir à ses besoins, elle donne naissance à une fille, Vera Candida, élevée par sa grand-mère. Celle-ci ose forcer le destin et quitte l’île. L’ellipse temporelle entre le moment où Vera Candida quitte l’île et le moment où elle revient fait penser à un climat de viol lié à l’île. La prédominance des thèmes de l’adultère, du viol et du malheur des femmes fait penser à un réquisitoire contre le machisme.
| Léonard Bonnet, 1°ES1Lycée Sainte Geneviève Asnières |